Le jardin des délires met en abîme la notion de folie. La décadence de notre époque est-elle l’écho d’une humanité qui a cédé à la démence ?
Ou, au contraire, sommes-nous prisonniers d’une réalité dont l’autodestruction frénétique révèle l’absence de ce moteur secret du changement ?
Nous avons décidé de voir la folie comme un salut.
L’Amérique latine concentre plus de 80 % des meurtres et des disparitions de défenseurs de la terre et de l’environnement dans le monde. La Colombie est en tête de liste, suivie du Guatemala et du Mexique.
Celui qui prend soin de la terre le fait avec tout son cœur, et non pas pour l’argent, il le fait avec folie, avec passion.
Celui qui se dresse devant Monsanto pour proteger le maïs, celui qui s’élève contre les multinationales pour prendre soin de l’eau, celui qui plante la graine d’un avenir plein d’espoir, sans la possibilité de voir où il va, le fait avec une force démente, et de cette intention jaillissent des milliers de couleurs et de regards d’espoir.
Une collaboration franco-colombienne où nous cherchons que deux cultures, deux continents se prennent dans les bras. Et que les folies s’unissent.
Nous sommes du maïs.
