Dans le premier mur, il mélange des images qui viennent de loin, entre la rivière, la montagne, les paysages, les habitudes, les couleurs et les souvenirs qu’on garde parfois sans vraiment savoir pourquoi. Il ne cherche pas à reconstruire exactement un lieu ou une scène, mais plutôt cette sensation un peu floue de l’enfance, quand les souvenirs se mélangent avec l’imagination et deviennent presque autre chose.
Le deuxième mur part encore plus dans cette idée du délire. Kozte a réalisé un portrait avec de la peinture fluorescente, pour que l’œuvre puisse changer complètement une fois la nuit tombée. Sous lumière noire, certains éléments apparaissent autrement, comme si le mur avait une deuxième vie.
On aimait beaucoup cette idée : faire une œuvre qui ne se donne pas entièrement au premier regard, et qui demande de revenir plus tard pour la voir différemment.
Au final, les deux interventions parlent de mémoire, de territoire, de ce qu’on garde de l’enfance, mais aussi de la manière dont ces souvenirs se transforment avec le temps. Entre quelque chose de très intime et quelque chose de complètement imaginaire.
Et c’est aussi ça, pour nous, le Jardin des délires : partir d’un souvenir réel et le laisser dériver jusqu’à créer un autre monde.
